Dmitri Prigov
Né en 1940, à Moscou. Peintre, sculpteur et poète, il est l’un des leaders du mouvement conceptualiste russe. Il prône le mélange des arts et voit sa poésie comme un prolongement de son œuvre picturale. Pour son activité jugée provocatrice, Dmitri Prigov est envoyé dans un asile psychiatrique en 1986, d’où il est libéré, suite à une vague de protestation. Dans sa poésie, Dmitri Prigov développe un rythme et un système de rimes marginaux, s’inspirant de l’écrivain de l’absurde Daniil Harms et de la tradition orale. Ses poèmes, généralement très courts, réunis en plusieurs cycles, sont empreints d’un humour féroce qui met à nu la misère du quotidien et la mentalité de l’homme post-soviétique, sans pour autant exclure la tendresse et la compassion. Auteur prolixe, Dmitri Prigov est traduit dans une dizaine de pays. En France, il a été fréquemment publié dans des revues et des antho-logies.
Œuvres traduites
Moscou est ce qu’elle est, trad. Christine Zeytounian-Beloüs, éd. Caractères, 2005
« Quand le milicien, debout, monte la garde », trad. Luba Jurgenson, in Moscou généreuse et brutale, éd. Autrement, 1993