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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la traduction littéraire
Appel à candidature
du 24 Juillet 2018 au 19 Septembre 2018

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la traduction littéraire

Appel à candidature promotion 2019

À l’occasion du lancement de l’appel à candidatures pour l’ouverture de la promotion 2019 (à partir du12 janvier 2019), Olivier Mannoni nous dévoile tout (ou presque) sur l’ETL, l’École de Traduction Littéraire. Vous avez dit ETL ?

Qu’est-ce que l’ETL en 3 mots ?

« L’ETL a été créée en 2012 pour répondre à deux besoins : d’une part, celui d’une formation aux rouages de l’édition (de la fabrication à la distribution en passant bien entendu par l’édition proprement dite) et de la partie pratique du métier de traducteur (négocier un contrat, se faire connaître, etc.), qui fait cruellement défaut aux traducteurs déjà engagés dans leur carrière, mais qui manquent encore d’expérience. Près de la moitié de la formation que nous dispensons est consacrée à ces questions pratiques, essentielles si l’on veut parvenir à s’installer dans ce métier. De l’autre, le besoin d’une formation ouverte prioritairement aux langues « rares », c’est-à-dire pratiquement toutes les langues autres que l’anglais – mais nous accueillons aussi les anglicistes, bien entendu.
Les ateliers pratiques sont assurés par des professionnels renommés : éditeurs, correcteurs, chefs de fabrication, responsables des ventes, chargés des droits étrangers, agents, etc. Nous recevons aussi des auteurs qui nous parlent de leurs liens avec la traduction et avec leurs traducteurs. Et nous organisons des ateliers d’écriture pour « délier » l’imagination de nos stagiaires.
Ceux-ci ont, pour les promotions de ces toutes dernières années, une moyenne de cinq traductions déjà publiées. Leur expérience leur permet de savoir immédiatement de quoi il est question, et les échanges entre stagiaires et intervenants sont toujours particulièrement nourris.
Les ateliers de langues sont animés par une quarantaine de traducteurs chevronnés et réputés à la fois pour la qualité de leurs traductions et celle de leur enseignement. Nous travaillons en multilingue, c’est-à-dire que les stagiaires travaillent, à chaque cours, sur des techniques de traduction, à partir de textes dont ils peuvent ne pas connaître la langue, mais dont l’intervenant leur donne un mot à mot. »

Quelles sont les conditions pour y accéder ? Quelles sont, selon vous, les qualités essentielles pour réussir ? Quelles peuvent-être les contraintes liées à votre métier ?

« La condition sine qua non pour entrer à l’ETL est d’avoir publié au moins une traduction chez un
éditeur. Les critères de l’Afdas, l’organisme de formation professionnelle des auteurs qui prend en
charge nos stagiaires, sont plus sévères : il faut avoir gagné au moins 9000 euros en droits d’auteurs au cours des trois dernières années, ou 12 000 sur quatre ans. Dans la réalité, nos collègues stagiaires de l’école ont donc le plus souvent, depuis la dernière promotion, publié au moins quatre ou cinq traductions. Mais ils restent de « jeunes » traducteurs, et nous pouvons leur apporter beaucoup de connaissances et de techniques qu’il faut d’ordinaire des années, voire des décennies, pour découvrir.
La traduction littéraire suppose, comme son nom l’indique, que l’on ait une vraie passion pour la
littérature, que l’on maîtrise parfaitement langue de départ et langue d’arrivée, que l’on apprenne vite à maîtriser les techniques d’écriture. Mais aussi que l’on sache discuter avec un interlocuteur, organiser son travail, gérer son budget, maîtriser son emploi du temps. Sans ces derniers points, même le meilleur des traducteurs ne tient pas bien longtemps dans le métier. »

Que dire à ceux qui hésitent encore à suivre une formation ETL ?

«Venez nous voir ! Il est toujours possible d’assister aux ateliers si l’on est traducteur, étudiant en
traduction ou en lettres, etc. Il suffit de m’écrire un peu avant (olivier.mannoni(at)wanadoo.fr) pour
réserver sa place. Et tous ceux qui viennent en ressortent agréablement éberlués…»

 

Date limite de dépôt des dossiers : 1er octobre 2018