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Appel à candidature promotion 2019
Appel à candidature
du 19 au 30 septembre 2018

Appel à candidature promotion 2019

Ecole de Traduction Littéraire

A l’occasion du lancement de l’appel à candidatures pour l’ouverture de la promotion 2019 (à partir du 12 janvier 2019), Olivier Mannoni nous dévoile tout (ou presque) sur l’ETL, l’École de Traduction Littéraire, les langues qui ont le vent en poupe, ses ateliers multilingues, les prix reçus et sa force vive : les traducteurs.

Quelles sont les langues qui ont le vent en poupe ?
L’anglais recule doucement dans la production de livres en France, depuis deux ans, et c’est une bonne chose, non pas parce que les livres écrits en anglais sont mauvais, loin de là, mais parce que la diversité linguistique est à l’intelligence et à la culture ce que la diversité biologique est à la vie sur terre. Il est suivi par le japonais, en raison du grand nombre de publications de mangas, puis par l’allemand, l’italien, l’espagnol, et des langues hélas moins présentes pour le moment.

Il y a un énorme travail à fournir sur les langues rares. Les Chinois achètent depuis quelques années une quantité considérable de droits de livres français depuis un certain temps. Mais l’édition, c’est un échange : il faut que cela aille dans les deux sens. L’INALCO produit depuis quelques années un effort remarquable dans la formation universitaire de traducteurs de langues rares. Il faut souhaiter que cela dure et s’intensifie. »

Parlez-nous des ateliers de traduction multilingues…
Mettre à l’épreuve les techniques de la traduction, quelle que soit la langue de départ »
Ils sont animés par des professionnels chevronnés, qui ont le plus souvent trente ou quarante ans de métier. Chacun vient avec un ou plusieurs textes dans sa langue de travail, et un thème pour la séance qu’il va animer. Le but n’est pas de mener un travail de version, mais de mettre à l’épreuve les techniques de la traduction, quelle que soit la langue de départ. Nos enseignants viennent avec des mots à mots dans une main, des problématiques de l’autre. De chaque atelier, nos stagiaires ressortent avec l’impression d’avoir découvert une nouvelle facette de cette boule scintillante qu’est la traduction, d’avoir découvert de nouvelles questions et les réponses qu’on peut leur apporter.

L’ETL, c’est aussi de nombreux prix. Quelle est la place des prix dans la traduction littéraire ? Une récompense ou une reconnaissance ?

Depuis 2012, l’ETL a formé une soixantaine de stagiaires. Ils ont obtenu, pendant leur passage à l’ETL ou après celui-ci, un total de dix-neuf prix : huit prix de traduction, onze prix pour des livres qu’ils avaient traduits. À ma connaissance, c’est un résultat sans précédent, surtout pour une école aussi jeune que la nôtre et pour des traducteurs qui n’ont que quelques années de pratique. Ces prix sont importants pour nos stagiaires, c’est un signe de reconnaissance et de qualité. Et ils sont bien entendu importants pour l’école : c’est l’un des signaux qui nous indiquent que nous travaillons dans la bonne direction.

Quel est votre plus grand moment de fierté ?

Je n’ai pas de fierté personnelle à propos de cette école, plutôt un sentiment de bonheur quand je la vois fonctionner correctement et nos stagiaires sortir heureux d’une journée de travail. Mais je suis fier de l’équipe de traducteurs et de professionnels de l’édition qui lui ont permis de vivre, et de vivre si bien.
L’école est une aventure collective, plusieurs dizaines de traducteurs la portent depuis sa création par le Centre National du Livre et depuis quatre ans, avec l’Asfored et le CNL. C’est toute cette équipe qui peut être fière de ce que nous avons accompli jusqu’ici.

Date limite de dépôt des dossiers : 1er octobre 2018