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Rencontre avec Catherine Coquio, Georges-Arthur Goldschmidt, Pierre Pachet et Annette Wieviorka
Rencontre du CNL
le Mercredi 3 Juillet 2013

Rencontre avec Catherine Coquio, Georges-Arthur Goldschmidt, Pierre Pachet et Annette Wieviorka

Le CNL vous convie à une rencontre avec Catherine Coquio, Georges-Arthur Goldschmidt, Pierre Pachet et Annette Wieviorka, autour du récit de Otto B. Kraus, Le Mur de Lisa Pomnenka, traduit de l’anglais par Stéphane et Nathalie Gailly, suivi de l’essai de Catherine Coquio intitulé Le leurre et l’espoir. De Theresienstadt au block des enfants de Birkenau (Editions l’Arachnéen).

Mercredi 3 juillet à 19h30 au CNL

Réécoutez sur France Culture "L’Essai et la revue du jour" par Jacques Munier

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Centre national du livre
Hôtel d’Avejan
53 rue de Verneuil, Paris 7e

Contact : 01 49 54 68 65 / rsvp@centrenationaldulivre.fr

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Avec :

« Le corbeau, dont les aides-cuisiniers s’occupaient comme d’un animal de compagnie, était le seul oiseau du camp. Les merles, les étourneaux et même les vulgaires moineaux mouraient sur la clôture électrique et le ciel au-dessus des blocks était vide, désert. Il est étrange et anormal de vivre dans un monde sans oiseaux et Lisa Pomnenka peignait leurs ombres ailées dans son ciel. Elle les peignait aussi à la cime des bouleaux. Les oiseaux aux gorges bleues, jaunes et rouges étaient perchés là et les enfants les montraient du doigt en apprenant leur nom. »

Otto B. Kraus

« Le Mur de Lisa Pomnenka transpose en fiction une histoire dont l’auteur fut le témoin et l’acteur : celle d’un groupe d’enfants et de jeunes adultes juifs qui, envoyés de Theresienstadt dans le "camp des familles" de Birkenau en décembre 1943, vécurent six mois dans le "block des enfants". Là, au coeur du leurre qu’était ce camp-vitrine, une activité culturelle se poursuivit en dépit de la perspective de la mort, que les enfants avaient comprise. Ce roman raconte les efforts des éducateurs pour les en protéger, et se protéger eux-mêmes. Au-delà de leurs projections sionistes ou marxistes, et d’une révolte avortée, il raconte la survie de l’espoir quelle que fût "sa couleur ou sa forme" : il dit qu’une foi étrange dans le présent, aidée des forces de l’art et de l’humour, fit parfois de cette "communauté forcée" une espèce de famille, et cherche la parole poétique dans l’enfance la plus altérée. »

Catherine Coquio

Présentation de l’éditeur

En septembre 1943, en vue de démentir la rumeur de l’anéantissement des Juifs d’Europe, Adolf Eichmann invita la Croix-Rouge internationale à visiter le ghetto de Theresienstadt (Terezín en tchèque) et un « camp pénitentiaire » familial à Birkenau. À cet effet, il organisa le « nettoyage » du ghetto et déporta plusieurs milliers de ses détenus à Birkenau, où avait été créé un « camp des familles tchèques ». Terezín fut visitée le 23 juin 1944 ; la Croix-Rouge n’y trouva rien à redire. La visite à Birkenau, elle, n’eut pas lieu, et ce camp fut « liquidé » le mois suivant.

Le Mur de Lisa Pomnenka, roman et témoignage, transpose une histoire réelle dont l’auteur, l’écrivain tchèque Otto B. Kraus, fut à la fois le témoin, la victime et l’acteur : celle d’un groupe d’enfants et de jeunes gens juifs, tchèques pour la plupart, qui, envoyés de Terezín au camp des familles de Birkenau en décembre 1943, vécurent six mois dans le « block des enfants » (Kinderblock), créé par un jeune juif d’origine allemande, Fredy Hirsch, avec l’approbation d’Adolf Eichmann et sous le contrôle direct de Josef Mengele.

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