Tito Topin
Littérature policière
Tito Topin est édité chez Fayard.
Dernière parution : Bentch et cie.
Comment est née votre vocation d’écrivain ?
Mon goût pour le polar vient de mes lectures et des séries B des années 50.Chandler, Burnett, Goodis et les autres.
Qu’est-ce qui caractérise un polar ?
Pour faire simple, le flic, la victime, le méchant. Prenez le Petit Chaperon Rouge. Imaginez que la gamine apporte la galette sans rencontrer le loup. Vous n’avez plus de méchant, vous n’avez plus de victime, et le chasseur n’a pas de raison de jouer les flics. Mais vous n’avez pas d’histoire non plus. Les Frères Grimm sont donc les premiers à avoir jeté les fondements du polar devenu depuis grâce à eux, conte de faits divers.
Que vous évoque Lire en Fête ?
J’aime particulièrement l’idée « Une ville, une oeuvre ». Dans mes polars, j’ai souvent mis en scène Casablanca, tandis qu’Hervé Jaouen s’ancre dans sa Bretagne, Pierre Pelot dans sa Lorraine, Jean-Claude Izzo fait corps avec Marseille et s’inspirant de New-York, Ed McBain invente une ville imaginaire, Isola, plus vraie que nature.